18-03-2018 Il y a un mois Marie préparait ses skis. Aujourd’hui, elle les a rangés.

Il y a un mois Marie préparait ses skis. Aujourd’hui, elle les a rangés. Sans doute qu’elle a laissé un moment sur le lit de sa chambre du village olympique ses quatre médailles d’or pour autant de peluches de Bandabi, l’ours noir asiatique, mascotte de ces Jeux paralympiques. Alors que tous les membres de la tribu (ou presque) ont quitté PyeongChang, elle peut bien s’accorder ce moment de fétichisme.

Pyeongchang 2018 Winter Paralympics

Il y a un mois Marie préparait ses skis et aujourd’hui, elle est allé au bout de la cérémonie de clôture, champagne et sourire, détente et plaisir…

La presse a titré sur les médailles d’or, mais on a parlé de la tribu. Dans l’Equipe par exemple, Alain Mercier a souligné l’importance du « groupe de 24 personnes, famille et amis, venus la soutenir en Corée du Sud« . Les télévisions étaient là, pas seulement au bas des pistes pour enregistrer les impressions de la championne en zone mixte mais aussi dans les tribunes et jusqu’au chalet pour montrer la tribu, et raconter ça à la France de Jean-Pierre Pernaud.

Ça commence à se savoir que Marie est entourée, qu’elle est aimée, et qu’elle sent qu’il y a du soutien, un soutien respectueux qu’a bien exprimé Gaby, son entraîneur-référent sur la chaîne You tube de la tribu. Et finalement, ça vaut sans doute mieux qu’une couverture de l’Equipe de savoir que les gens qui comptent, ceux qui comptent vraiment, sont là. Plus que la comptabilité quatre, huit, vingt médailles, c’est l’émotion qui compte et le plaisir pris. France Télévision ne s’y est pas trompée qui titre sur l’émotion des parents (« L’émotion des parents de Marie Bochet après la victoire en slalom »). Y voir Yvon, le père, pleurer comme il pleure là dans ce reportage, c’est sans doute pas comme « voir un ami pleurer » (Brel) mais quand même ça brasse. Cette relation aux proches, elle en dit beaucoup quand même, non pas sur un secret qui permettrait de réussir mais sur une sécurité affective, qui s’exprime dans la victoire comme dans la défaite.

Aujourd’hui Marie a rangé ses skis, les avions transportent ou ont transporté les membres de la tribu… Toutes et tous reviennent chargé de l’or des souvenirs engrangés à PyeongChang. Et ça vaut bien autant que quelques médailles.

Les photos sont de Paul Hanna de l’agence Reuters, dont on retrouve aussi le travail ici, avec Yohann Taberlet et Cécile Hernandez

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